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Club 2CV Passion

2CV Passion: passer de l'idée à l'action!!
September 17

Bilan moral, poste par poste

 

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BILAN NATIONALE 2007 / Animation (David Soularue)

 

Avant toute chose, ce que je dis n’engage que moi et moi-même. Et si certaines personnes se sentent visées, tant mieux ça voudra dire que je vise juste !

 

 

C’est quelques mots qui suivent témoignes de mon ressenti personnel de la 15ième Rencontre Nationale des 2cv club de France qui c’est déroulée à Egletons en Corrèze entre le 16 et 20 Mai 2007.  

Dans un premier je vais vous expliquer comment et pour quelles raisons je me suis lancé dans cette aventure. Et dans un deuxième temps je réagirais sur les commentaires qui ont suivi cette nationale. (Concernant l’animation puisque c’est mon poste je m’étalerais pas sur les autres points sinon j’vais vous écrire un livre)

 

Tout commence lors de ma première concentration à la laquelle je participe. En effet au mois d’aout 2006, je me rends au Week end Aventure organisé par le Club Passion 2CV. Sur place pas de surprise, je retrouve en « vrai » les personnes sympathiques que je côtois depuis 2 ans sur divers forums Internet (E-2cv principalement). La, j’apprends que le club organise la 15ième nationale. Ils m’évoquent alors les raisons de cette candidature et c’est à ce moment que je comprends que si le club Passion 2cv ne s’était pas porté volontaire il n’y aurait pas eu de nationale en 2007 ! ! !

 

Impensable me direz vous ? Oui, je suis tout à fait d’accord avec vous, c’est pourquoi lorsque j’envois ma préinscription début septembre, je joins « naturellement »  à mon bulletin une lettre à Bruno expliquant que je propose mon aide pour donner un coup de main si il y a besoin sur place. Il me répond alors qu’il y a deux possibilités : soit je rejoins l’équipe organisatrice soit je viens en tant que simple participant mais si il y a besoin, je proposerai mon aide (la on pourrait rajouter un commentaire du style : « comme le ferait tout vrai deuchiste » mais en réalité c’est tout autre chose ! On y reviendra plus loin … comme ça si vous voulez la suite ça vous oblige à lire jusqu'au bout !)

Je décide donc de rentrer dans cette aventure pour plusieurs raisons.

 

Avant la nationale je vous aurez répondu pour le mouvement deuchiste, pour l’état d’esprit qu’il y a autour de cette fabuleuse voiture … mon c** oui ! Ce sont de belles foutaises ! Faites une nationale ou ouvrez les yeux, et vous déchanterez vite fait ! Mais heureusement qu’il reste encore des personnes, voir même des clubs (comme Passion 2CV) qui gardent et conservent cet état d’esprit du « vrai deuchiste » : tout dans la simplicité et la convivialité.

Aujourd’hui je peux vous répondre pourquoi je l’ai fait : pour aider Bruno et Catherine qui ont eu le courage de refaire une nationale avec l’esprit du « vrai deuchiste » qui d’année en année disparaît pour laisser place à un autre esprit que je n’oserais pas vous définir sinon je risque d’être vulgaire. La deuxième raison, c’est  pour donner un coup de main au reste de l’équipe de Passion 2CV et ces collaborateurs.

 

Bruno m’invite donc à la première réunion de travail au mois d’octobre 2006. Je rejoins alors le poste Animation ou je suis sous les ordres de mon responsable de poste Olivier BILLARD.

Au cours de cette première réunion nous abordons les différentes activités que nous proposerons aux cours de ces quatre jours. Il m’explique ce qu’il a déjà fait, ce qu’il a déjà entrepris et ce qu’il reste à faire.

A la fin de la réunion je lui précise que je reste à sa disposition si il a besoin d’un coup de main, j’peux même monter en Corrèze un week end, on s’échange donc nos numéros de portable.

 

Et le temps passa … mais pas plus de nouvelles que ça.

 

La deuxième réunion se déroule en février 2007, entre temps je n’ai pas eu beaucoup de contact avec Olivier. On fait de nouveau un point sur ce qu’il a fait et surtout ce qu’il reste à faire. On parle durant cette réunion notamment des règles de la joute deuchiste. Et surtout du raid nocturne. Je relance donc Olivier, étant donné que l’échéance arrive de plus en plus vite, qu’il n’hésite surtout pas à m’appeler pour avancer sur la nationale.

 

Au cours du mois mars/avril, Bruno me fait par de son inquiétude sur l’avancement des activités de l’animation. En effet, il m’alerte sur le manque de communication de mon responsable de post. Il m’indique qu’il lui manque pleins d’informations aux sujets des activités, pourtant ces informations on bien étaient mises en place entre Olivier et moi-même lors des précédentes réunions, mais Olivier a omis de remonter l’information, oublis de sa part ? Je ne pourrais pas vous répondre car à aucun moment il m’a fait part qu’il avait besoin de moi, qu’il ne suivait plus le train… bref qu’il était dépassait par les événements.

 

A quelques semaines maintenant de l’événement, Olivier ne donnant plus de nouvelle (je ne compterai pas le nombre de message sans réponse laissé sur sa boite vocale, mes deux mains ne suffiraient pas pour les compter). Bruno s’adresse alors directement à moi, me retransmet tous les éléments, me fait par des priorités (notamment  lié à  l’échéance de la publication du programme) et voila comment je me retrouve à quelques semaines de la nationale, responsable Animation.

 

En trois semaines, je finalise le programme, place les différentes activités jeudi, vendredi, et samedi principalement (le dimanche ne comptant pas car les deuchistes venus de loin repartent). Je finalise le jeu (mise en place du tournoi en individuel et en interclubs + le règlement du jeu), je réalise les affiches pour les panneaux de communication du programme mis en place à l’accueil et au poste animation. Je me mets en relation avec les différents groupes pour la mise en place des différentes soirées, prend contact avec les différents clubs qui sont concernés par les expositions à thème. (Les filles de Levallois, le Dyane Club de France, le Méhari Club de France, L’ami Club de France, Le Club des séries Limités et Charles Edouard Girode pour l’exposition des AZAM Export et AZAM)

Beaucoup d’énergie dépensée, de temps, d’encre et au détriment de mes études et  de mon travail car l’esprit reste concentré sur un seul objectif : la nationale.

 

Durant les trois dernières semaines je réagis aux événements de dernière minute, comme le faut bon du groupe folklorique qui devait intervenir le jeudi soir … mais ça les seuls à savoir se sont bien seulement les membres de l’organisation. Je fais face aussi au fond bon « officiel » de Olivier, Nadège et une de leur amie qui ne donnerons aucun signe de vie avant et pendant la nationale. Voilà donc mon équipe composé de … moi-même ! Mais qui le sait ? Les futurs participants n’ont même pas idée de ce qu’il peut ou s’est passé avant cette nationale !

Mais heureusement que certains membres du Club sont la. Je pense notamment à Cédric qui me rejoint à l’animation, et qui me sera d’une grande aide. Mais aussi à Matthieu, pourtant responsable de la Bourse de pièce mais qui est resté à notre disposition durant les quatre jours dés qu’il avait fini son travail au niveau de la bourse.

 

Bref lorsque j’arrive sur place dés le mercredi après midi (oui, mercredi après midi alors que je devrais être en cours … merci les copains de m’avoir couvert pour cette demi journée) après un tour éclair du site et une belle surprise au musé, on se prépare pour la première soirée avec l’équipe de Night Concept avec qui nous avons passé de bonnes soirées : un grand bravo à eux et un grand merci !

 

Durant les deux premiers jours, le mauvais temps met à rude épreuve le terrain, le moral des participants mais aussi de l’organisation. (Et oui, les personnes de l’organisation sont eux aussi des personnes comme tout le monde, quand il y a du soleil ça va mieux que lorsqu’il pleut, c’est pour tout le monde pareil).

C’est alors que la priorité de l’organisation est de faciliter l’accès du terrain, de la zone du chapiteau mais également aux différents commerces en faisant venir du remblai mais également des balles de paille. Mais pendant ce temps la, il faut aussi s’occuper du reste, les expositions du jeudi matin (AZAM Export et AZAM) et de l’après midi (40 ans de la Dyane) en centre ville et de la soirée d’ouverture. Et le lendemain, rebelote on remet ça !

Et dans tout ça, les moments de « détente » de l’organisation ? Ils ne sont pas nombreux. Les seuls moments de réconfort et de repos sont leur nuit de sommeil qui est plus ou moins très courtes pour certains et le passage à l’intendance pour tous les repas. Ce qui représente 5 heures environs pour moi, chaque jours, alors comprenez que l’on peut être fatigué et qu’un rien peut devenir tout de suite quelque chose d’énorme ! 

 

Mais si il y avait QUE le mauvais temps et les soucis de dernière minutes qui n’allaient pas, ça serai formidable ! Mais comme si on n’en avait pas assez, il faut rajouter l’incivilité, la bêtise ou plus communément la connerie de certains qui trouvent amusant de démonter, arracher, s’abotter les installations communes tel que les douches, point d’eau allant même jusqu'à renverser les WC ! Il faut vraiment ne rien avoir dans le cerveau pour en arriver la !

Mais aussi arracher les panneaux signalétiques sur le site mais aussi en centre ville. (Notamment le panneau indiquant le musée qui était mis dans une autre direction ou tout simplement enlevé)

Alors à toutes les personnes qui ont dit : « pas facile à trouver le musée ! » Vous pouvez remercier toutes les personnes qui vous auront facilité la tâche en nous sabotant la signalisation. 

 

Dimanche, lorsque tous les deuchistes reprennent la route, pensez vous que l’équipe organisatrice puisse se reposer ?

Hé bé non, il faut bien redonner le même aspect au terrain lors qu’il nous a été gentiment prêté pour l’occasion. Alors voilà une bonne partie de l’équipe, qui après avoir passé cinq jours harassant entrain de nettoyer le terrain.

 

Mais le retour à la réalité fut très très dure notamment quand je découvre avec stupéfaction qu’il existe un post sur un Forum (Forum2pattes pour ne pas le cité) ou les critiques pleuvent comme durant les deux premiers jours de la manifestation … enfin ce qui me rassure c’est que la plus part des critiques sont des âneries (pour ne pas dire de belles conneries, oups je l’ai dis !)  

 

Et puis pour me rassurer, je me dis que le Français est de nature râleur et puis il est tellement plus simple d’ouvrir sa gueule pour un oui ou pour un non que d’agir !

Parce qu’on s’amuserait à prendre tout les râleurs du Forum, on les met ensemble pour nous organiser une nationale (Bon déjà 75% des râleurs se feraient tout petit et rentreraient chez lui), on aurait une nationale à coup sur parfaite ! Bé j’attends avec impatience ! Ne dit on pas que l’espoir fait vivre ? Alors me voilà rassuré … je vivrais longtemps !!!  

 

Mais maintenant ce qui me tient à cœur, c’est de réagir à quelques remarques faites ici ou la sur l’animation …

 

 

Pour ceux qui ont dis que l’organisation n’avait pas prévue d’exposition anniversaire pour les 40 ans de la Dyane, j’ai envi de leur dire : vous vous ne foutez pas de ma gueule ? (Désoler si je ne reste pas polis)

 

Premièrement il faut que vous sachiez que suite à la demande du Dyane Club de France, l’organisation a mis en place une exposition pour les Dyanes et Acadianes. Différents membres du Dyane Club, on était été informé par courrier électronique du lieu et date de l’exposition qui leur a été consacré.

J’ai entrepris la même démarche au près de tout les autres clubs concernés par les expositions à thème. Et je ne vous cache pas que j’ai eu une réponse pour les expositions des AZAM & AZAM Export.

J’ai donc supposé qu’ils étaient tous d’accord sur les jours et les créneaux horaires qui leur ont été proposés. Vous n’aurez pas fait pareil ? Moi, quand on ne répond pas c’est qu’on est d’accord !

 

Ensuite beaucoup ont critiqué que les lieux d’expositions en centre ville étaient difficile à trouver, mal indiqués et qu’il aurait mieux fait d’exposer directement sur le site plutôt qu’aller se perdre en ville.

 

Alors il faut que vous sachiez qu’une zone « exposition permanente » était à votre entière disposition pour que vous puissiez exposer vos véhicules. (Si si je vous assure … revoyez votre plan du site)

Pourquoi avoir mis les lieux d’exposition en centre ville ?

Tout simplement pour faire vivre aussi le centre ville d’Egletons, pourquoi rester sur le site alors que nous avons un beau village qui nous accueil ?

Et pour ce qui est de l’indication : sur les deux panneaux d’information, il y avait un plan du centre ville avec indiqué sur celui-ci l’Esplanade Charles Spinasse et l’Espace Ventadour. C’est si difficile de lire une carte de nos jours ? J’aurai peut être du rajouter les coordonnées GPS…

 

Ensuite concernant les expositions du matin (Type A, AU, AZAM et AZAM Export, Ami, Méhari, tuning, cabrio, etc…) les gens qui se sont plain qu’il n’y avait pas beaucoup de voiture … et bien il faut dire ça aux propriétaires des modèles concernés. Il avait bien été dit que ces expositions étaient des expositions « spontanées » ça veut dire ce que ça veut dire … je ne pouvais pas être derrière chaque véhicule pour les forcer à participer, chacun était libre de disposer de son temps comme il souhaitait et puis chacun était à même d’avoir un minimum de « prise d’initiative » pour participer à telle ou telle exposition.

 

Il en était de même pour les ballades. On vous conseillait de les faire le jeudi après midi mais vous pouviez les faires quand vous vouliez, pareil pour les visites des sites partenaires. La aussi, on faisait appel à votre «prise d’initiative ». Pour tous ceux qui ont attendus qu’on les emmène par la main sur tel ou tel site, j’ai envi de leur dire (Désolé je vais être encore un peu vulgaire) quand vous aviez envi d’aller aux commodités, attendiez vous qu’on vous y emmène ? Non ! Et bien c’était pareil pour les ballades et les visites. Moi je pensai que le deuchiste était débrouillard, savait se prendre en charge. Mais aujourd’hui j’aurais tendance à vous dire que c’est plus le cas, Monseigneur le deuchiste d’aujourd’hui est un assisté !

 

Ensuite une remarque qui est revenue, c’est qui n’y avait pas de « rappel » et d’annonce pendant la journée  du programme.

Alors en premier, tous les soirs avant le démarrage de la soirée, je rappelais sur scène les grandes lignes du programme, alors peut être étiez vous au bar entrain de descendre quelques bières ? Ou encore à l’apéro du soir au camp qui durait ? Ça dieu seul le sait mais une chose est sur c’est que un rappel était bien fait.

Alors pourquoi il n’y avait pas de sono installée dans l’enceinte du camp : pour des raisons techniques tout simplement. Et puis la aussi on a fait appel à votre prise d’initiative, il fallait lire les panneaux d’information et regarder aussi dans son sac d’accueil, ouvrir et lire le programme qui vous était fournis !

Vous rendez comptes, on vous demandez tout ça, trop difficile pour certains …

 

Beaucoup on était déçus qu’il n’y ait pas de jeu de prévus ou fait. Alors il y en avait un de prévus mais il a été annulé car le terrain était impraticable. Et de plus je n’ai eu pas beaucoup d’inscrit, c’est vrai que je ne suis pas venu sous votre tente pour vous demander si vous vouliez participer : mais était-ce à moi de venir vous voir ou à vous de venir me voir pour vous inscrire ? La aussi j’ai fait l’erreur de penser que vous aviez un minimum d’initiative.

 

Alors certains pourraient me répondre : oui mais quand on reçoit des convives, c’est à ceux qui invite de s’occuper des invités.

Et je vous répondrais dans un premier temps pour rester courtois : oui mais allez vous occuper de 4000 invités en même temps pas facile ! si on doit répondre aux exigences, aux gouts de tout le monde, on est pas couché ou alors on peut écrire un nouveau volet de la série « Mission impossible »

Et puis si vous persistez je vous répondrais une bonne fois pour toute : on vous a pas obligé de venir et on vous avait bien prévenu que cette nationale serait un retour aux sources : Simple et conviviale … Naturellement Deuche quoi !

Et bien, je pense que notre objectif a été atteint. Ça a plu pour la grande majorité des personnes qui ont le même état d’esprit que cette nationale : Deuchiste.

Alors aux râleurs : êtes vous de vrai deuchiste ?   

 

Enfin ce qui rassurant c’est que la majorité nous ont dis qu’ils avaient fait de magnifiques ballades même sous la pluie, qui s’étaient amuser même avec le temps incertain des premiers jours. Ça me rassure il n’y avait pas que des assistés !

Alors pour clore ce chapitre j’ai envi de garder au fond de mon esprit les bons moments passés avec l’équipe organisatrice avant, pendant et après cette nationale. Mais aussi les personnes sympathiques que j’ai pu rencontrer et toutes celles qui sont repartis avec le sourire. Et tous les râleurs, ils passeront après tout ça parce que j’attends qu’ils fassent ce que nous avons fait, la ils pourront dire « moi je ».

C’est tellement facile de critiquer le travail des autres alors que l’on n’a pas fait le sien !

 

 

Et pour finir j’ai envi de vous faire partager un dont que j’ai : je peux voir l’avenir

 

Alors je vais vous décrire nos prochaines nationales :

 

- Ça ressemblera à un mix d’un camp retranché gardé par un régiment de CRS et d’un camping 5 étoiles avec un zest de Club Med pour occuper les enfants pendant 4 jours et de façon à ce que toutes les activées vous soient portées sur un plateau (alors à votre convenance, vous pourrez choisir à l’accueil soit dans le style « argent » ou « or ») Et bien entendu le camping sera un camp de mobil home avec des allées goudronnées pour ne pas salir les carrosseries par temps de pluie ! 

 

 

Rigolez pas … c’est vers la que l’on va. Alors si vous ne voulez pas perdre l’esprit du départ, bougez-vous pour que ça change !

 

 

A bon entendeur, salut.

 

David SOULARUE

Alias Koribou ou El Gamin !   

August 02

Bilan moral, poste par poste ...

BILAN NATIONALE 2007 / Pôle d'intendance (Jean-Charles Nourrisson)

En préambule de ce compte rendu, je rappelle, pour ceux qui ne le savent pas encore, ce qu’était ma tâche au sein de l’organisation 2007 :

J’ai accepté de prendre en charge la responsabilité de l’intendance qui consiste à la base, à restaurer les membres de l’organisation durant toute la manifestation, sachant que leurs occupations ne leur permettraient pas de prendre le temps nécessaire à une alimentation régulière.

De cette basique tâche, j’ai élaboré un concept visant à étendre l’action de l’intendance. Elle sera alors un lieu de détente et de dialogue ; Une espèce de « défouloir » dans lequel tout pourrait se dire plutôt que de laisser planer de mauvaises tensions et gonfler des « abcès » moraux.

En outre, j’entrevoyais le lieu de l’intendance comme le seul endroit où l’on était en droit d’attendre à ce que chacun puisse s’isoler, acceptant ou non le réconfort d’un petit café, et ce, à toute heure de la journée… ou de la nuit !

Un règlement de fonctionnement de l’intendance est alors élaboré et présenté à l’ensemble de l’équipe organisatrice. Il résume son utilité et ses conditions.

Les réunions de préparation :

L’équipe se forme lors des réunions de préparations. Elle sera composée de Claudine, Maryse et moi-même. Claudine apporte une aide matérielle très efficace, ayant accès à tout un panel de vaisselle de type « collectivité » et apporte une vision globale de ce qui nous sera nécessaire pour mener à bien cette mission. Ma vision très simpliste contraste grandement avec sa vision bien plus élaborée, même bien trop à mon sens.

En effet, même si je suis conscient qu’il va falloir « chouchouter » nos organisateurs, je n’envisage pas de confort outre mesure et conçoit personnellement l’intendance comme quelque chose de rapide et basique, avec des moyens simples mais efficaces, comme j’ai pour habitude lors des différentes rencontres auxquelles j’ai contribué. Ainsi, je vois l’intendance se pourvoir d’une gazinière, d’une vaisselle, d’un barnum puis rapidement, d’un évier avec eau chaude… Et après tout, pourquoi pas ? Cela ne peut apporter que de confort et de bien être.

La communication hors des réunions de préparation :

Chacun connais son rôle. Claudine se charge du matériel tandis que je peaufine les principes de fonctionnement, les menus, l’organisation et j’établis le lien avec des partenaires commerciaux. La communication est assez restreinte entre les trois membres, principalement par le manque d’accès à l’outil « Internet ». Il n’y eu que 2 coups de fils et un courrier d’informations transmis hors des réunions de préparation. Cela s’avère nécessaire mais suffisant.

Le principal soucis est de savoir combien de personnes seront dans l’organisation. Sur une base de 50 personnes, nous arrivons rapidement à 80 « constants » et 10 à 20 personnes en gravitation. L’adaptation est faite en temps réel sachant que tous ne viendront pas en même temps se restaurer. Un budget est réalisé sur des bases plus ou moins connues : 10 repas pour 80 personnes auxquels se rajoute les petits déjeuners donnent un prévisionnel de 2410 € pour le séjour soit 6 € par jour et par personne. Ce budget est prévu d’être adapté au jour par jour suivant les dépenses réelles effectuées.

Et Maryse me direz vous ? Faute à moi de ne lui avoir donné aucune responsabilité. J’espère juste, avec la prise de recul, qu’elle ne m’en voudra pas, même si j’ai pensé à lui transmettre le dossier complet en temps et en heure.

Avant l’arrivée des participants :

Nous nous retrouvons le samedi avant l’arrivée des participants. L’intendance doit être opérationnelle dès le Mercredi midi comme il a été décidé. Beaucoup de travail nous attend. Un briefing est nécessaire afin de recentrer notre action. Je prends mon rôle de responsable comme une nécessité afin d’avoir une coordination sans faille et une trame de travail que seul l’imprévu nous ferait dévier. Mon principal souci que je ne sais comment régler réside dans « les tours de garde de nuit ». C’est pourtant un acte primordial que je ne veux pas laisser au hasard, pensant aux périodes de repos nécessaire de chacun qui, à trois, s’avère assez délicates. Tout semble s’organiser pour le mieux et nos délais son respectés.

C’était sans compter sur le destin ! En effet, une tempête nous fait perdre le même jour un barnum indispensable à l’accueil et celui qui nous était destiné à l’intendance. Claudine avait même prévu un plan de secours : Un autre barnum nous est disponible à quelques dizaines de Km de là ! Dans l’urgence, et compte tenu que nous avions tendus un abris pour l’intendance, je n’envisage pas de le récupérer pour nous mais pour l’accueil qui ne peut pas fonctionner sans abris compte tenu du matériel informatique, des sachets d’accueils et des feuilles volantes auxquels il faut impérativement un abris. Dans mon esprit, le bien être des organisateurs passera après, et des solutions de secours seront élaborer, si possible, par la suite !

C’est à ce moment précis que j’eu le sentiment d’un disfonctionnement de l’unité d’organisation que je croyait naïvement tout à fait seine ! « Il est hors de question que nous mangions au vent, il nous faut un abris ». C’est précisément le type de parole qui me fit douter des priorités de chacun. L’intendance devenait subitement plus importante que l’accueil ! Me serais-je trompé ?

Des solutions furent rapidement trouvées et un nouveau barnum est acheté pour l’accueil. Le barnum de secours que Claudine nous avait trouvé est rapatrié et monté. Mais les tensions sont apparues, les discordes et revendications surgissent de partout. Je ne me sentais pas sur la même longueur d’onde que les autres. Est-ce la pluie incessante qui rend agressif ? Est-ce l’arrivée imminente des participants ? Toujours est il que l’intendance est prise à partie et qu’une partie des membres de l’organisation la pensait opérationnelle déjà le Lundi. « Il se crée des clan, c’est pas bon, il faut que les gens mangent ensemble… ». Pourtant, rien n’empêchait à chacun de mettre en commun ses denrées sous l’abri déjà existant. Cette volonté que ce soit à l’organisation à prévoir de rassembler ses membres me choque. Quel est le plus convivial ? Que ce soit une personne qui serve les autres ou que ce soit à chacun de se côtoyer ? J’ai le sentiment de procéder à de l’assistanat et à de la complaisance forcée. Ainsi, et sous la pression de certains, je demande l’autorisation de dévier de mes prévisions budgétaires et de sustenter l’équipe dès le mardi midi.

Dans le même temps, une discorde sur un autre pôle nous demande de modifier notre équipe. Maryse est mutée et nous recevons l’aide de Nicole, une amie de Claudine originellement prévue à l’accueil. Le transfèrt rapidement effectué permet d’annihiler ce conflit. Mais n’ayant pas participer aux préparations, et ne la connaissant pas, je décide alors d’organiser les tours de nuit : « Une fois moi, une fois moi » ! J’installerais alors mon couchage à l’intérieur de l’abri et laisserais un mot sur la porte pour qu’on ose me déranger. Cela permettra à mes deux partenaires de se reposer suffisamment pour être opérationnelles dès 7H00.

En urgence, des repas basiques sont servis dès le mardi midi. Cela nous fait une mise en jambe brutale mais nous assumons correctement cette nouvelle tâche. Je n’ai alors pas le sentiment d’une amélioration des relations entre membre de l’équipe. A mon sens, le partage de nos propres denrées aurait été bien plus appréciable que le partage d’un repas préparé par un tiers. Mais il fallait bien rejeter la faute sur l’organisation plutôt que de se remettre soit même en question !

La pluie et la fatigue accumulée laissent apparaître, déjà, les stigmates d’une équipe à bout de souffle. Nous ne sommes pourtant qu’au début de la manifestation.

L’arrivée des premiers participants excite certains et angoisse les autres mais dans l’ensemble, elle permet d’atténuer les tensions et de recentrer chacun sur la réalité de sa fonction. A y réfléchir, c’est l’ « inconnu » et l’ « attente » qui semblent engendrer le besoin d’entrer en conflit, comme pour se donner un alibi pour avoir l’exclusivité du mal-être ! A-t-on besoin de cela pour se sentir bien ? Personnellement, je trouve plus sein de puiser dans les matières positives que de rechercher tout ce qui peut être négatif. Mais cela n’engage que moi.

En avant la machine !

Le rythme est trouvé. Le repos n’est malheureusement pas assez suivi et je regrette que les temps de poses qui sont donnés à mes partenaires ne servent pas à un réel sommeil. Je conçois bien que de dormir subitement à des heures incongrues est difficile, mais me projetant dans l’avenir proche, je vois mal les temps de repos se rallonger. Je me demande alors comment je vais faire pour tenir jusqu’à dimanche sans faillir.

Chaque jour est modifié le nombre d’ayant droit aux repas de l’intendance. Il faut alors nous adapter au jour le jour. Heureusement que notre partenaire principal a été avertit de ce risque et qu’il sait s’adapter aussi en temps réel. J’ai l’angoisse de ne pas pouvoir avoir l’œil sur les comptes, car, contrairement à ce que j’avais envisagé, mon fournisseur avait déjà préparé tout ce que j’avais besoin sur les 5 jours ce qui m’empêche de choisir moi-même mes produits et d’avoir les comptes en visu chaque jour. Cependant, heureusement qu’il a été fait ainsi, car les stocks n’auraient pas été suffisant s’il n’y avait eu de commande préalable. De plus, il m’est demandé quelques matériels supplémentaires non prévus comme des douilles, ampoules, prises multiples, éponges, essuie tout… Je vois pour le mieux mais avec le peu de choix qui m’est proposé. Je préviens Bruno, président du club et coordinateur de la rencontre de mon fonctionnement et du risque de dépassement du budget. Compréhensif sur le mode d’adaptation, il me donne sa confiance.

L’autre angoisse, c’est de savoir si nous aurons assez à manger pour tous. En effet, je ne suis pas habitué à de telles proportions. La diminution des plats à grande vitesse et le manque de vision du nombre de personne n’ayant pas pris leur repas me font à chaque fois paniquer. Je tente néanmoins de ne pas le laisser transparaître. Ainsi, à chaque repas, environ dix parts nous restent sur les bras. Cela représente principalement l’irrégularité de l’équipe de bienséance m’ayant prévenu de la singularité de leur fonctionnement. Rapidement, nous voyons au plus juste nos proportions afin de ne pas creuser le déficit de notre pôle et nous adaptons à mesure des arrivées sachant qu’un accord de retour du non consommé à été négocié avec notre fournisseur.

En ce qui concerne le rôle de soutien moral de l’intendance, il se trouve diffus dans la masse, certains venant se plaindre des uns, des autres, de sa fatigue ou du fonctionnement général de l’organisation, de l’état d’esprit des participants ou des craintes qu’il